vendredi 10 juin 2011

L’affiche, une œuvre d’art à part entière

 Ce week-end se tiendra la 10ème édition du Marché de la Mode Vintage, au marché de gros à Lyon, sous l’égide de l’association Modalyon.

C’est le graphiste designer Kaïs Dhifi, déjà à l’origine de la campagne publicitaire des trois dernières éditions (dont celle de 2010 qui avait créé une polémique avec son visuel d’hommes et femmes en sous-vêtements) qui signe l’affiche 2011.

Une affiche résolument vintage, qui fait la part belle à la typographie, délaissant cette année la photographie.

 
Une affiche plus esthétique, que lisible ?


Crédit photo : Com à Lyon
Pour Kaïs Dhifi, qui navigue aujourd’hui entre Paris, Berlin ou encore Tokyo, les supports de communication, et l’affiche plus particulièrement, sont des œuvres à part entière.
Créées pour durer, ses créations sont construites « à l’ancienne », sans fioritures ni informations inutiles, dans un style minimal, fonctionnel accordant une grande importance à la typographie et à la pertinence du code couleur (une à deux couleurs).
Une démarche plus graphique que communicationnelle, qui lui permet de s’affranchir des tendances publicitaires pour créer en toute liberté.
Comme en 2008, lorsqu'il réalisa  la carte de vœux de la Mairie de Lyon aux couleurs décalées, rose et orange fluo, rompant avec les codes du graphisme institutionnel classique.

Bien connu à Lyon pour avoir participé à plusieurs projets graphiques, cet autodidacte, qui n’hésite pas à se qualifier de « prétentieux qui fait bien son travail », m’a confié apprécier savoir ses créations conservées, et agréablement surpris de les retrouver parfois affichées dans les toilettes d’un ami ou d’un bar !
Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire maintenant : récupérer le flyer ou l’affiche du Marché de la Mode Vintage 2011, et profitez en pour décorer vos WC ! Et dans 35 ans vous aurez vraiment un objet vintage !

mardi 7 juin 2011

L’expo photo, un moyen de redonner du sens à un lieu

Le parc de la Tête d’or propose jusqu’au 16 octobre 2011, une exposition intitulée Nature Lyonnaise, richesse insoupçonnée, sous l’égide de LYON NATURE (Jardins botanique & zoologique, Espaces verts de la ville de Lyon).

Crédit photo : Com à Lyon

Cette exposition photo, riche de 45 portraits de plantes et animaux de la région, cherche à mettre en avant la nature présente dans l’agglomération lyonnaise et à créer un lien plus fort entre le parc et la ville.





Le contenu pédagogique des panneaux et l’esthétisme des photos tentent de sensibiliser les promeneurs sur la nature environnante et sur la nécessité de mener des actions de protection et de préservation.


Crédit photo : Com à Lyon
Mais au-delà de cette mission éducative, c’est bien une mission de communication que met en place le Parc de la Tête d’Or.
Cette exposition photo permet en effet de redynamiser son offre et surtout de travailler son image : la nature lyonnaise existe, le parc en est son poumon.

Une image qui tend à s’éloigner de celle d’un parc urbain - construit selon les mots du sénateur-maire de l’époque, Claude-Marius Vaïsse, pour « donner la nature à ceux qui n’en ont pas » - pour mieux se rapprocher de celle d’un parc naturel et préservé, véritable espace de ressource pour la faune, la flore et les lyonnais.

Le parc de la Tête d’Or est un des plus grands parcs urbains de France. Créé en 1857 par les frères suisses Denis et Eugène Bühler, et géré aujourd’hui par la ville de Lyon, il s’étend sur 117 hectares. Un jardin botanique, un jardin zoologique, un vélodrome, des serres, quatre roseraies et le monument aux morts y sont installés.

mardi 17 mai 2011

Comment renforcer la présence d’un événement culturel sur Internet ?

A l’ère du numérique, les pratiques culturelles des Français passent désormais par un écran. 
Internet, téléphonie mobile, vidéo à la demande, jeux vidéo…contribuent à l’essor de cette nouvelle « culture de l’écran ».
Aussi, selon l’étude d’Olivier Donnat sur Les Pratiques culturelles des Français à l’ère du numérique (La Découverte), 83% des français ont un ordinateur à la maison et deux tiers des internautes consacrent 12heures par semaine à surfer sur la toile (hors scolarité et travail).

Face à ce phénomène, l’événement culturel se doit dorénavant d’exister virtuellement, "de passer par un écran", pour gagner en notoriété.

Pour cela, plusieurs possibilités et techniques existent.

La Nuit européenne des musées 2011, qui s’est tenue ce samedi 14 mai 2011, en souhaitant être une « nuit numérique », offre un bon exemple des différentes pratiques pouvant être mobilisées à cet effet :

  •  Le portail Internet officiel
Lancé spécialement pour l'événement, le site Internet de la Nuit européenne des musées  agit comme une plateforme permettant de fédérer les différentes initiatives européennes et de promouvoir l’événement sur la toile en y recensant toutes les informations utiles (programme, moteur de recherche…), et en offrant de nombreux contenus multimédias venant enrichir le contenu :  
- « Les visages de la nuit » propose une galerie de portraits  vidéo de professionnels des musées partenaires, sous la forme d’interviews réalisées via Skype. 
- « Les coulisses de la nuit » montre des vidéos de l’envers du décors.
- « Une œuvre, une histoire » offre une lecture plus ambitieuse des musées en mettant en avant un objet et en le reliant avec une histoire, en réponse au thème 2011 de l’ICOM « Musées et mémoire, quand les objets racontent votre histoire ». Le Calendrier de Coligny, exposé au Musée gallo-romain de Lyon Fourvière, y est, par exemple, mis en avant.

  •  Le blog 
Moins formel et plus participatif par définition, le blog de la Nuit permet de suivre la mise en place de cette 7ème édition et de connaître les différentes initiatives prises par les musées partenaires.
Le succès d’un blog se faisant principalement sur le long terme, ce blog a donc été lancé bien avant l’événement, dès le 22 février 2011, afin de fidéliser et de fédérer les internautes.

  •  Le profil Facebook
 Avec 3866 amis à ce jour, le profil Facebook Nuit des Musées permet de relayer de l’information rapidement et de manière ciblée ; l’ajout ou la demande en ami provenant des internautes.
Le profil Facebook permet également de faire écho au blog, en relayant l’information qui y est diffusée.
Encore actif post-événement, il offre la possibilité de communiquer sur les retombées de la Nuit européenne des Musées 2011.

  •  Le compte Twitter
La Nuit européenne des Musées a beaucoup communiqué sur sa présence sur le réseau Twitter, avec La Nuit Twitte.
Présent via le hashtag #NDM11 ou @Nuitdesmusees, les utilisateurs de Twitter (visiteurs mais également les musées partenaires) ont pu suivre l’actualité de l’événement mais aussi commenter et partager leurs bons plans.
Twitter, qui compterait 2,4 millions d’utilisateurs français selon Semiocast, est devenu en 5 ans un acteur majeur de la culture d’écran.


  •  Le groupe Flickr 
 Flickr est un site de partage de photos et de vidéos gratuit, avec certaines fonctionnalités payantes.
La création d’un groupe Flickr spécial Nuit des musées (mot-clés #NDM11) permet à tous les visiteurs européens de cette nuit des musées de poster ses propres photos, mais aussi de découvrir celles des autres visiteurs, et d'accroître ainsi la notoriété des musées et de leur collection.

  •  Le jeu en ligne
 Cherche Tom dans la nuit, est un jeu d’énigmes online, conçu spécialement pour l'événement.
Au fil de l’enquête, ce jeu de piste amène le joueur à découvrir des objets insolites, énigmatiques ou poétiques présents dans les musées partenaires, avant de terminer l'enquête lors de la nuit du 14 mai 2011 dans un des musées partenaires.
Divers objectifs sont ainsi poursuivis : faire connaître l'événement de manière plus ludique,  fidéliser les joueurs et créer chez eux une attente de l'événement, et enfin les amener à se déplacer dans les musées, et donc à se transformer en acteur réel de cette Nuit européenne des Musées.  

  •  L' application Iphone
Une application pour Iphone et pour Ipod Touch a été réalisée pour l'occasion, par la société Spirit of Mobility. Cette application "Nuit des musées 2011" est  disponible gratuitement sur Itunes. En plus du programme de l'événement, cette application permet également de localiser les musées et de créer son parcours depuis son téléphone portable.
Une application smartphone aurait également été intéressante et peut-être plus démocratique.

L'édition 2011 de la Nuit européenne des musées a accueilli plus de 2 millions de visiteurs en France, et 9 632 visiteurs à Lyon uniquement pour les musées municipaux (4100 au musée des Beaux Arts, 1657 au MAC, 2500  au musée Gadagne, 675 au musée de l'imprimerie et 700 au centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation).
Créée en 2005 par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Nuit européenne des Musées a bénéficié cette année d’une forte communication virtuelle, à l’instar de la politique numérique poursuivie par ce même Ministère, et illustrée par le lancement de son blog C/blog en janvier 2011, axé sur la culture et le numérique. A consulter régulièrement pour se tenir informé des évolutions numériques.